Supermarché Mexicain VS Sac à dos

Les épaules encore cuisantes de mon échec précédent (à moins que ce ne soit les reste du coup de soleil du Belize), je retourne au supermarché, le sac à dos en main, avec une nouvelle tactique.

La dernière fois, j’y avais été la fleur au fusil. Mon sac à dos vide pendu à l’épaule, un garde m’a alpagué alors que je passais le portillon à sens unique : « Votre sac ! En consigne ! » Vu que je l’avais avec moi uniquement pour charger les courses à la caisse, et éviter de lâcher cinq sachets en plastiques de plus dans la nature, ça m’a un peu enragé. D’autant que la raison profonde pour cette interdiction est que je suis soupçonné d’avoir l’intention de piller le supermarché en cachant des articles dans mon sac à dos. J’adooore qu’on me prenne pour un délinquant.

À la consigne !
À la consigne !

Ce coup-ci, je reviens avec mon matos de pointe. Regardez moi ce sac à dos de 10 litres rétracté en une boule qui tient dans le poing ! Avec ça, je passe la contrôle de sécurité sans problème, c’est sûr.

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J’approche… Suspense.

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Comme une lettre à la poste ! Aussitôt à l’intérieur, je sors l’engin de son camouflage et l’installe sur mon ventre pour pouvoir y déposer mes articles. Comme ça, pas besoin non plus de trimbaler un panier en plastique. Et une opération logistique de moins à faire pour le supermarché. Hin hin hin, je leur fais gagner de l’argent à leur insu.

Je profite d'une vitrine à flingues et gilets pare-balles pour immortaliser l'acte d'enfourner deux briques de crème fraiche dans le sac à dos sur mon ventre.
Je profite d’une vitrine à flingues et gilets pare-balles pour immortaliser l’acte d’enfourner deux briques de crème fraiche dans le sac à dos sur mon ventre.

Passage à la caisse. Je retire un à un les articles de ma poche ventrale. Sous les yeux de la caissière.

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