Le cout de la cybernétique

Ça fait un petit moment qu’on ne s’est pas vus. Problèmes cybernétique : J’ai cassé la moitié de l’écran de ma tablette en Australie. Vous étiez peut-être pas au courant, mais mon seul ordinateur est une tablette sept pouces Nexus 7.

Avec la moitié de l’écran utilisable, mon flux de travail a été passablement ralenti. Quand j’ai explosé le reste de l’écran au Brésil, j’ai laissé tomber.

Oui, on a un ordi portable au fond du sac à dos. Mais ça se prête mal à mon style de travail. La plupart de mon temps d’écriture se passe dans le bus, dans un parc… par petits jets qui ne justifient pas de sortir et démarrer un laptop. Et les deux heures de batteries ne me mèneraient pas loin de toute façon.

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Posted from Merida, Yucatan, Mexico.

On n’est pas un peu fatigués ?

Voilà plus de deux mois qu’on est sur la route. On a traversé deux pays et demi (Singapour, ça ne se « traverse »pas) en mode auto-stop-hospitalité. On s’est retrouvés plusieurs fois coincés à un carrefour désert sous un soleil de plomb, on a passé plusieurs nuits à la belle étoile dans les hamacs. Tout ça avec un Petit Bibi de quelques mois sur les bras. On vient d’atterrir au Chili après un voyage de 20 heures. On n’est pas un peu fatigués, non mais ?

Pourquoi on serait fatigué ? La liste est longue. En plus de l’intro un peu mélodramatique, on peut ajouter le fait qu’on doit porter toutes nos possessions, plus celles de Petit Bibi, plus le Petit Bibi, plus de quoi nous nourrir tous les trois sur nos épaules partout où on va. Il y a aussi le fait qu’on doit bouger sans cesse. On est resté le plus longtemps chez Ben, à Brisbane, et chez Mardy, à Singapour. Une semaine chacun. Le reste du temps, on bouge tous les deux ou trois jours, parfois le lendemain de notre arrivée. Surtout quand on dort dehors. Nos limites budgétaire ne nous permettent pas de nous poser quelques jours dans un endroit payant pour souffler (sauf en Inde, où on ne s’est pas gênés).

Soumis sans cesse à ces sources de stress qui sifflent sur nos têtes, on est assez surpris de ne ressentir aucune fatigue. On n’en a absolument pas marre, et on est au taquet pour continuer à bourriner comme des ours. S’il y a du parquet au chili, il ferait bien de compter ses fibres.

À bon entendeur, salut.

Posted from Copiapó, Atacama Region, Chile.

L’ile des noirs

Petit Bibi a fait un résumé détaillé de nos petites aventures sur Palm Island, une ile-réserve-aborigène. Si vous lisez l’anglais et que vous cherchez un blog de voyage, allez donc y faire un tour.

Après trois jours passé chez les aborigènes, c’est l’heure de faire le bilan et ça fait plusieurs semaines que je remets aux calendes parce que c’est pas une tâche facile.

Un détail

C’est quoi, une réserve d’aborigènes ? Avant de répondre à ça, il faut juste rappeler un détail. L’Australie partage, dans les grandes lignes, l’histoire coloniale de l’amérique du nord. Il y avait une population quand les colons sont arrivés, mais comme ils en étaient à un stade de développement préhistorique, les colons les ont assimillés a de la vermine et ont exterminé à tout va. Le temps que quelqu’un constante que, tout compte fait, les grands singes noirs sont en fait des êtres humains, il n’en restait presque plus. La population de l’Australie est composée de trois pourcents d’aborigènes. Continuer la lecture de L’ile des noirs

Posted from Palm Island, Queensland, Australia.

Inara

Les jours de semaine, Anna se lève à cinq heures du mat. Elle commence le taf à huit, comme tout le monde dans les bureaux, mais son copain est employé au chantier naval, où il sont plus matinaux. Et elle aime bien qu’ils prennent le petit-dèj ensemble. Elle se traine hors du lit quand elle entend le moulin à café tourner. Ben n’a déjà plus de caca dans les yeux, elle n’est vraiment pas une fille du matin. Elle s’envoie une giclée d’eau fraiche au visage en douce. Ça fait un moment qu’il ne pleut pas et on est censé y aller molo sur le réservoir d’eau douce. L’avantage quand il fait soleil, c’est que les panneaux solaires donnent à fond et ils sont à bloc niveau batterie. Elle pourrait même se permettre d’utiliser un sêche-cheveux s’ils en avaient un, où s’ils en comprenaient l’utilité.

C’est l’aube dehors. La mangrove s’éveille. Tout en gazouillis. L’eau calme de l’embouchure de la rivière reflete les nuages jaunes. Inara est statique si elle était posée. Une traction presque imperceptible sur la chaine de l’ancre la ramène à la réalité. C’est marée haute. Ils vont pouvoir trainer un peu et prendre le raccourci pour aller au parking.
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Posted from Brisbane, Queensland, Australia.

Les filles blanches sont toutes des salopes

Fraichement arrivé d’Asie en Australie, je repense à ce que me disait ma copine Monolita à Kochi : « Pour les Indiens, les filles blanches sont toutes des salopes ». Par « salope », on entend ici « sexuellement décomplexée au point de se balader les jambes et les épaules à l’air », et son pendant direct fortement inspiré par les clips Mtv : « qui baisent à droite à gauche, comme elles respirent ».

En Australie, la quasi-moitié de la population est composée de filles blanches. Et, après un mois privé de jambes, j’ai du mal à regarder où je marche dans la rue. « Toutes des salopes ! », crie mon cerveau reptilien. « Ferme ta gueule et admire » répond mon cortex. Imaginez si j’avais vécu toute ma vie en Inde.

À côté de moi, Elsy jubile. Plus besoin de suer à litres dans un pantalon quand il fait chaud. Plus besoin de se couvrir les épaules quand elle porte un débardeur. Elle donne le sein à Petit Bibi dans le train bondé, personne ne dévisage. Et elle peut enfin se foutre à l’eau en maillot de bain. En Inde, elle restait sur le bord, les dents serrées, pendant que moi et les mâles indiens faisions les fous dans les vagues en regardant les indiennes en sari faire trempette jusqu’aux genoux. Elle a l’impression de sortir de prison. J’aurais pu deviner, mais je ne me rendais pas compte à quel point la pudibonderie indienne l’avait opprimée. J’ai bien fait de lui demander son avis sur les salopes, sinon je ne m’en serais peut-être jamais rendu compte.

Singapour, rechtstadt et le pays de Candy

Quand George W parle de démocratie, il ne pense pas au fait de voter pour son parti ou l’autre tous les quatre ans. Dans sa bouche, et dans celle de quasiment tout le monde qui parle de « Démocratie » avec assez de verve pour qu’on sente le « D » majuscule, la démocratie c’est le pays de Candy. Tout le monde est content, y a pas de souffrance, tout le monde a du travail mais personne ne bosse comme un esclave…

Évidemment, la démocratie, c’est pas du tout ça. La démocratie c’est juste d’avoir le droit de choisir entre deux escrocs lequel va avoir l’honneur d’aider ses potes riche à le devenir encore plus pendant quelques années. Je ne sais pas si George W est assez bête pour croire a ses propres élucubrations ou s’il fait du théâtre pour flatter l’égo du quidam, mais le quidam, en général, lui ne fait aucune distinction entre « démocratie » et « pays de Candy ». Quand une injustice lui tombe dessus, il s’indigne : « On est en démocratie, ou bien ? » parce que, au pays de Candy, tout le monde sait qu’il n’y a pas d’injustice. Continuer la lecture de Singapour, rechtstadt et le pays de Candy

Posted from Singapore.

La moitié des Indiens sont des Indiennes ; l’histoire d’un mariage

Pour clore la saison « Inde », on va parler un peu de la gente féminine. Les filles indiennes ont ça de particulier qu’elles s’habillent de couleurs chatoyantes, que malgré la chaleur, on ne voit jamais leurs jambes, et qu’elles représentent une perte financière catastrophique pour leur famille.

Le système de mariage traditionnel comprend le paiement d’une dot par la famille de la fille à la famille du garçon. Une dot proprement astronomique, qu’il faut payer autant de fois qu’il y a de filles à marier. Avoir trois filles et pas de garçons est une tragédie absolument tragédique pour une famille.

En échange du paiement de la dot, la famille du garçon accueille la fille sous sont toit, où elle servira d’esclave domestique jusqu’à qu’elle soit trop vieille. Avoir un garçon, c’est comme de gagner à la loterie. Continuer la lecture de La moitié des Indiens sont des Indiennes ; l’histoire d’un mariage

Posted from here.

La route la plus longue est généralement la bonne

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