C’est comment de dormir dans un hamac tous les soirs ?

Au Yucatan, ils font les meilleurs hamacs du monde. Et ils sont grands consommateurs de leur propre came. En été, il n’y a que les déculturés les plus endurcis qui s’acharnent à transpirer sur un matelas en se retournant toutes les dix minutes. Tout le monde passe au hamac, où l’air circule quand même mieux.

Pendant le mois que j’ai passé là, j’ai dormi tous les soirs dans un hamac du cru. Je confirme, les nuits chaudes passent beaucoup mieux. Mais quid de la position, du mal de dos ? Continuer la lecture de « C’est comment de dormir dans un hamac tous les soirs ? »

Posted from Mérida, Yucatan, Mexico.

Le complexe de la servante

Y U NO have maid? Third world problem

Dans un article précédent, je comparais les mœurs des pays riches à celles des pays pauvres. Dans la même veine, on va zoomer sur le pays pauvre tout seul, et faire la part des choses.

Mon article précédent ne traitait que des classes moyennes, que je considérais comme « la moyenne » de la société, comme son nom l’indique. Les classes moyennes des pays pauvres, disais-je, vivent bien plus confortablement que celles des pays riches. Intéressons-nous de plus près à ce confort.

Les classe moyennes du tiers-monde ont, bien entendu, un pouvoir d’achat absolu largement inférieur à leur équivalent du premier-monde. Ce qui les place en défaveur flagrante face à l’achat d’un produit de la mondialisation. Un iPhone, par exemple, coute le même prix aux USA qu’au Mexique. Mais le salaire moyen est très différent. Un membre de la classe moyenne Mexicain devra donc se saigner davantage pour faire partie du club de fanboys.

Mais il faut réaliser que seule une faible proportion d’un budget familial moyen est consacré à l’acquisition de produits de la mondialisation. Et, si la part « loyer » a bien des chances d’être proportionnellement équivalente entre le premier et le tiers-monde, les autres dépenses ont un profil bien différent. Continuer la lecture de « Le complexe de la servante »

Posted from Merida, Yucatan, Mexico.

J’ai enfin réussi à convaicre la belle-famille de me laisser faire un repas. Euro-vegan fait maison au menu pour les super-carnivores industriels. Difficulté over 9000.

La pâte à pain lève…

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Supermarché Mexicain VS Sac à dos

Les épaules encore cuisantes de mon échec précédent (à moins que ce ne soit les reste du coup de soleil du Belize), je retourne au supermarché, le sac à dos en main, avec une nouvelle tactique.

La dernière fois, j’y avais été la fleur au fusil. Mon sac à dos vide pendu à l’épaule, un garde m’a alpagué alors que je passais le portillon à sens unique : « Votre sac ! En consigne ! » Vu que je l’avais avec moi uniquement pour charger les courses à la caisse, et éviter de lâcher cinq sachets en plastiques de plus dans la nature, ça m’a un peu enragé. D’autant que la raison profonde pour cette interdiction est que je suis soupçonné d’avoir l’intention de piller le supermarché en cachant des articles dans mon sac à dos. J’adooore qu’on me prenne pour un délinquant. Continuer la lecture de « Supermarché Mexicain VS Sac à dos »

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Pauvres VS Riches

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À force de passer de pays riche en pays pauvre, je me dis que s’il y a quelqu’un qui a assez de perspective pour parler du fossé entre les pays blancs et le tiers-monde, c’est bien moi. Pourtant, la perspective me terrorifie. Ça doit être un de mes derniers tabous. Il est temps de casser le mur.

Il y a, en ce bas monde, une engeance sans le moindre respect pour le reste du monde. Des gens qui, alors que dans d’autres pays on se prive au quotidien, pillent les ressources disponibles sans vergogne. Juste parce qu’ils peuvent. Des gens qui gaspillent comme ils respirent, remplissant leurs poubelles à un rythme effréné. Qui se méfient de leur prochain comme la peste alors qu’ailleurs on s’entraide sans cesse. Qui passent leur temps libre à lécher les vitrines des centres commerciaux, sous l’œil vigilant des agents de sécurité en armes, en se demandant comment dépenser l’argent qu’ils ont en trop. Des gens qui sont tellement accoutumés à la nourriture industrielle qu’ils ne reconnaîtraient pas un légume dans l’improbable éventualité qu’ils en croisent un un jour. D’autant qu’ils ne conçoivent pas un repas sans viandes. Ils ne boivent pas d’eau non-plus, seulement des sodas. Ces gens ont des placards qui débordent d’objet quasi-neufs superflus, et ils osent s’en plaindre. Continuer la lecture de « Pauvres VS Riches »