Le complexe de la servante

Y U NO have maid? Third world problem

Dans un article précédent, je comparais les mœurs des pays riches à celles des pays pauvres. Dans la même veine, on va zoomer sur le pays pauvre tout seul, et faire la part des choses.

Mon article précédent ne traitait que des classes moyennes, que je considérais comme « la moyenne » de la société, comme son nom l’indique. Les classes moyennes des pays pauvres, disais-je, vivent bien plus confortablement que celles des pays riches. Intéressons-nous de plus près à ce confort.

Les classe moyennes du tiers-monde ont, bien entendu, un pouvoir d’achat absolu largement inférieur à leur équivalent du premier-monde. Ce qui les place en défaveur flagrante face à l’achat d’un produit de la mondialisation. Un iPhone, par exemple, coute le même prix aux USA qu’au Mexique. Mais le salaire moyen est très différent. Un membre de la classe moyenne Mexicain devra donc se saigner davantage pour faire partie du club de fanboys.

Mais il faut réaliser que seule une faible proportion d’un budget familial moyen est consacré à l’acquisition de produits de la mondialisation. Et, si la part « loyer » a bien des chances d’être proportionnellement équivalente entre le premier et le tiers-monde, les autres dépenses ont un profil bien différent. Continuer la lecture de « Le complexe de la servante »

Posted from Merida, Yucatan, Mexico.

C’est comment, de voyager à la dure avec un bébé ?

backpacker with a baby on shoulders

Ça fait quatre mois et demi qu’on est sur la route. Peut-être qu’il est temps de couvrir ce chapitre.

Déjà je veux relativiser le « à la dure ». Nos limites sont bien plus conservatrices avec le petit bibi que sans. Pas tant dans ce qu’on s’interdit de faire, mais on prépare le terrain beaucoup mieux, et on jette l’éponge plus rapidement. Quand l’autostop ne marche vraiment pas et que le climat n’est pas bon et qu’un taxi passe, on prend le taxi, qui nous emmène à la gare routière où on prend un bus pour notre destination. On n’aurait jamais fait ça avant. De même, si au bout d’une demi-heure de recherche de spot pour passer la nuit dehors on n’a rien trouvé, on rentre dans le premier hôtel qu’on trouve.

Du coup c’est du « à la dure » avec un filet bien confortable en dessous.

Mon sac pèse mille millions de tonnes

Je suis un apôtre du voyage léger. Si on n’arrive pas à tout faire tenir dans un sac de 30 litres, c’est qu’il faut se remettre en question. Quand en plus on se limite aux climats chauds et qu’on peut économiser la veste et le sac de couchage, un sac de 30 pour deux c’est suffisant. Et ben plus maintenant. Je marche avec un sac de 60 litres qui pèse entre 15 et 20 kilos selon les circonstances. Elsy, elle, se limite au bon vieux sac de 30 litres dans lequel on n’essaye de rien mettre de lourd, mais elle porte le bébé de 10 kilos les trois quarts du temps. Le quart restant, où c’est moi qui porte, je charge donc 30 kilos. Cauchemardesque. Continuer la lecture de « C’est comment, de voyager à la dure avec un bébé ? »

Posted from Mérida, Yucatan, Mexico.

J’ai enfin réussi à convaicre la belle-famille de me laisser faire un repas. Euro-vegan fait maison au menu pour les super-carnivores industriels. Difficulté over 9000.

La pâte à pain lève…

Posted from Merida, Yucatan, Mexico.

Supermarché Mexicain VS Sac à dos

Les épaules encore cuisantes de mon échec précédent (à moins que ce ne soit les reste du coup de soleil du Belize), je retourne au supermarché, le sac à dos en main, avec une nouvelle tactique.

La dernière fois, j’y avais été la fleur au fusil. Mon sac à dos vide pendu à l’épaule, un garde m’a alpagué alors que je passais le portillon à sens unique : « Votre sac ! En consigne ! » Vu que je l’avais avec moi uniquement pour charger les courses à la caisse, et éviter de lâcher cinq sachets en plastiques de plus dans la nature, ça m’a un peu enragé. D’autant que la raison profonde pour cette interdiction est que je suis soupçonné d’avoir l’intention de piller le supermarché en cachant des articles dans mon sac à dos. J’adooore qu’on me prenne pour un délinquant. Continuer la lecture de « Supermarché Mexicain VS Sac à dos »

Posted from Mérida, Yucatan, Mexico.

Pauvres VS Riches

Image probablement protégée par un droit d'auteur quelconque

À force de passer de pays riche en pays pauvre, je me dis que s’il y a quelqu’un qui a assez de perspective pour parler du fossé entre les pays blancs et le tiers-monde, c’est bien moi. Pourtant, la perspective me terrorifie. Ça doit être un de mes derniers tabous. Il est temps de casser le mur.

Il y a, en ce bas monde, une engeance sans le moindre respect pour le reste du monde. Des gens qui, alors que dans d’autres pays on se prive au quotidien, pillent les ressources disponibles sans vergogne. Juste parce qu’ils peuvent. Des gens qui gaspillent comme ils respirent, remplissant leurs poubelles à un rythme effréné. Qui se méfient de leur prochain comme la peste alors qu’ailleurs on s’entraide sans cesse. Qui passent leur temps libre à lécher les vitrines des centres commerciaux, sous l’œil vigilant des agents de sécurité en armes, en se demandant comment dépenser l’argent qu’ils ont en trop. Des gens qui sont tellement accoutumés à la nourriture industrielle qu’ils ne reconnaîtraient pas un légume dans l’improbable éventualité qu’ils en croisent un un jour. D’autant qu’ils ne conçoivent pas un repas sans viandes. Ils ne boivent pas d’eau non-plus, seulement des sodas. Ces gens ont des placards qui débordent d’objet quasi-neufs superflus, et ils osent s’en plaindre. Continuer la lecture de « Pauvres VS Riches »

Le cout de la cybernétique

Ça fait un petit moment qu’on ne s’est pas vus. Problèmes cybernétique : J’ai cassé la moitié de l’écran de ma tablette en Australie. Vous étiez peut-être pas au courant, mais mon seul ordinateur est une tablette sept pouces Nexus 7.

Avec la moitié de l’écran utilisable, mon flux de travail a été passablement ralenti. Quand j’ai explosé le reste de l’écran au Brésil, j’ai laissé tomber.

Oui, on a un ordi portable au fond du sac à dos. Mais ça se prête mal à mon style de travail. La plupart de mon temps d’écriture se passe dans le bus, dans un parc… par petits jets qui ne justifient pas de sortir et démarrer un laptop. Et les deux heures de batteries ne me mèneraient pas loin de toute façon.

Continuer la lecture de « Le cout de la cybernétique »

Posted from Merida, Yucatan, Mexico.

Le machisme selon Les machos.

Comme disait « El Gordon », le sympathique chauffeur de camion Argentin qui nous a avancés de 1000 kilomètres entre Mendoza et Buenos Aires : « Les Chiliens sont tous des gros machos. Chez nous, à table, on sert les femmes et les enfants d’abord, et le hommes à la fin. Chez eux, les hommes se servent en premier. »

Le machisme selon les machos.