Tous les articles par sitarane

Supermarché Mexicain VS Sac à dos

Les épaules encore cuisantes de mon échec précédent (à moins que ce ne soit les reste du coup de soleil du Belize), je retourne au supermarché, le sac à dos en main, avec une nouvelle tactique.

La dernière fois, j’y avais été la fleur au fusil. Mon sac à dos vide pendu à l’épaule, un garde m’a alpagué alors que je passais le portillon à sens unique : « Votre sac ! En consigne ! » Vu que je l’avais avec moi uniquement pour charger les courses à la caisse, et éviter de lâcher cinq sachets en plastiques de plus dans la nature, ça m’a un peu enragé. D’autant que la raison profonde pour cette interdiction est que je suis soupçonné d’avoir l’intention de piller le supermarché en cachant des articles dans mon sac à dos. J’adooore qu’on me prenne pour un délinquant. Continuer la lecture de Supermarché Mexicain VS Sac à dos

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Pauvres VS Riches

À force de passer de pays riche en pays pauvre, je me dis que s’il y a quelqu’un qui a assez de perspective pour parler du fossé entre les pays blancs et le tiers-monde, c’est bien moi. Pourtant, la perspective me terrorifie. Ça doit être un de mes derniers tabous. Il est temps de casser le mur.

Il y a, en ce bas monde, une engeance sans le moindre respect pour le reste du monde. Des gens qui, alors que dans d’autres pays on se prive au quotidien, pillent les ressources disponibles sans vergogne. Juste parce qu’ils peuvent. Des gens qui gaspillent comme ils respirent, remplissant leurs poubelles à un rythme effréné. Qui se méfient de leur prochain comme la peste alors qu’ailleurs on s’entraide sans cesse. Qui passent leur temps libre à lécher les vitrines des centres commerciaux, sous l’œil vigilant des agents de sécurité en armes, en se demandant comment dépenser l’argent qu’ils ont en trop. Des gens qui sont tellement accoutumés à la nourriture industrielle qu’ils ne reconnaîtraient pas un légume dans l’improbable éventualité qu’ils en croisent un un jour. D’autant qu’ils ne conçoivent pas un repas sans viandes. Ils ne boivent pas d’eau non-plus, seulement des sodas. Ces gens ont des placards qui débordent d’objet quasi-neufs superflus, et ils osent s’en plaindre. Continuer la lecture de Pauvres VS Riches

Le cout de la cybernétique

Ça fait un petit moment qu’on ne s’est pas vus. Problèmes cybernétique : J’ai cassé la moitié de l’écran de ma tablette en Australie. Vous étiez peut-être pas au courant, mais mon seul ordinateur est une tablette sept pouces Nexus 7.

Avec la moitié de l’écran utilisable, mon flux de travail a été passablement ralenti. Quand j’ai explosé le reste de l’écran au Brésil, j’ai laissé tomber.

Oui, on a un ordi portable au fond du sac à dos. Mais ça se prête mal à mon style de travail. La plupart de mon temps d’écriture se passe dans le bus, dans un parc… par petits jets qui ne justifient pas de sortir et démarrer un laptop. Et les deux heures de batteries ne me mèneraient pas loin de toute façon.

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Posted from Merida, Yucatan, Mexico.

Le machisme selon Les machos.

Comme disait « El Gordon », le sympathique chauffeur de camion Argentin qui nous a avancés de 1000 kilomètres entre Mendoza et Buenos Aires : « Les Chiliens sont tous des gros machos. Chez nous, à table, on sert les femmes et les enfants d’abord, et le hommes à la fin. Chez eux, les hommes se servent en premier. »

Le machisme selon les machos.

Autostop au Chili

Une particularité du Chili est que, bien que les autoroutes soient de bonne qualité et qu’on y roule à fond les ballons, il est non seulement toléré d’y faire du stop, comme ça, au bord de la voie rapide, mais en plus, les bagnoles s’arrêtent. Au bout d’une longue trajectoire de freinage, certes, mais elles s’arrêtent.

On n’est pas un peu fatigués ?

Voilà plus de deux mois qu’on est sur la route. On a traversé deux pays et demi (Singapour, ça ne se « traverse »pas) en mode auto-stop-hospitalité. On s’est retrouvés plusieurs fois coincés à un carrefour désert sous un soleil de plomb, on a passé plusieurs nuits à la belle étoile dans les hamacs. Tout ça avec un Petit Bibi de quelques mois sur les bras. On vient d’atterrir au Chili après un voyage de 20 heures. On n’est pas un peu fatigués, non mais ?

Pourquoi on serait fatigué ? La liste est longue. En plus de l’intro un peu mélodramatique, on peut ajouter le fait qu’on doit porter toutes nos possessions, plus celles de Petit Bibi, plus le Petit Bibi, plus de quoi nous nourrir tous les trois sur nos épaules partout où on va. Il y a aussi le fait qu’on doit bouger sans cesse. On est resté le plus longtemps chez Ben, à Brisbane, et chez Mardy, à Singapour. Une semaine chacun. Le reste du temps, on bouge tous les deux ou trois jours, parfois le lendemain de notre arrivée. Surtout quand on dort dehors. Nos limites budgétaire ne nous permettent pas de nous poser quelques jours dans un endroit payant pour souffler (sauf en Inde, où on ne s’est pas gênés).

Soumis sans cesse à ces sources de stress qui sifflent sur nos têtes, on est assez surpris de ne ressentir aucune fatigue. On n’en a absolument pas marre, et on est au taquet pour continuer à bourriner comme des ours. S’il y a du parquet au chili, il ferait bien de compter ses fibres.

À bon entendeur, salut.

Posted from Copiapó, Atacama Region, Chile.